Le Limousin,le Quercy, le Perigord, l'Agenais
La Marche était autrefois dans le fief des Bourbons et par là, dépendait de la province du Bourbonnais.
Elle s'inscrit maintenant dans les limites du Limousin. On y retrouve d'ailleurs les mêmes paysages usés et la même rudesse un peu sauvage. Et pourtant, cette rudesse apparente est constamment adoucie par la variété des horizons qu'on découvre, par l'alternance des plaines et des plateaux et de ce qu'on appelle avec un peu d'exagération la « montagne ». Le Bas-Limousin avec ses profondes entailles et ses landes, ses champs clos et son bocage, ses forêts de châtaigniers a la sérénité un peu triste des pays abandonnés par le temps. On y ressent une impression de solitude qui ne manque pas de charme. Les rivières qui viennent de la montagne et s'en vont, en de profondes vallées vers la Garonne, la Gironde ou la Loire, donnent en fait sa véritable originalité à cet ensemble géographique dont le réseau hydrologique constitué par la Dor-dogne, la Corrèze, la Vézère, le Lot, la Vienne, la Gartempe, la Creuse et le Cher a constitué de tout temps un remarquable système de communications ;
les vallées bien abritées ont accueilli l'homme et les villes. On pourrait parler d'une civilisation de rivières pour ces pays si différents et unifiés par leur fixation profonde et ancienne dans le sol. La Gartempe se jette dans la Creuse qui se jette dans la Vienne, et celle-ci se jette dans la Loire ; on dirait un jeu. La Vienne prend sa source au plateau de Millevaches. La dame de Montsoreau, des balcons de son château, regardait ses eaux se mêler à celles de la Loire. La vallée du Cher mène à Che-nonceaux et à Villandry. La Corrèze, qui fait le pendant à la Vienne, prend, comme celle-ci, son eau au plateau de Millevaches, mais le cours s'en va vers le sud.
C'est cette belle organisation fluviale qui a fait l'unité du pays, unité peu évidente par ailleurs, en effet, les Causses, avec leurs déserts calcaires ne ressemblent guère aux vergers périgourdins.
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